[Film] Captain America : The First Avenger
Après Iron Man, le reboot de Hulk et la présentation de Thor, Marvel continue de former son équipe de vengeurs avec Captain America. Il est ici question d'introduire un personnage qui vit à l'époque de la seconde guerre mondiale. Jeune homme frèle et chétif, Steve Rogers n'en est pas moins courageux. Prêt à tout pour rejoindre le fond et servir son pays, il va accepter de devenir le cobaye d'une expérience visant à créer des super soldats aux capacités surhumaines.
La génèse de Captain America est loin d'être la plus fun de l'univers marvel, un peu trop patriotique pour certains, personnage trop lisse pour d'autres, il n'a su s'imposer dans l'univers comics en France que lorsqu'il a fait partie des vengeurs, l'équipe de super-héros de Marvel. Du coup, raconter les débuts de ce super-héros est vraiment un projet difficile. Là où tout les derniers films Marvel sont remis à notre époque, celui de Captain se doit de rester au début des années 40, ce qui rendra normalement son personnage des plus intéressant pour la suite...
Le film va donc suivre l'enrôlement dans l'armée où malgré son manque de physique, le jeune Rogers fera preuve d'intelligence et de courage. Choisi pour être le premier super soldat, il va avoir des difficultés à trouver sa place mais va ensuite prendre son destin en main et faire jouer ses capacités particulières. Steve Rogers, c'est un peu l'homme qui valait trois milliards... Plus fort, plus rapide et aidé par un ancêtre de Tony Stark pour l'équiper notamment d'un bouclier indestructible.
L'histoire ne révèle que très peu de surprises, et si le film est plaisant, il souffre beaucoup du fait de n'être qu'une introduction au film "The Avengers" à sortir courant 2012. Le casting est pourtant surprenant, on y retrouve Chris Evans (La Torche dans les 4 fantastiques) dans le rôle clé, mais aussi Hugo Weaving (Elrond, Agent Smith) pour intérpreter "Crâne Rouge" le méchant de l'histoire ou encore Tommy Lee Jones en supérieur militaire de Captain.
On trouvera forcément quelques liens avec les autres héros de l'univers Marvel, tout d'abord le scénario fait clairement un pont avec la mythologie de Thor, on ne sait par contre, pas trop si cette idée est purement gratuite ou si elle annonce un développement dans un futur film. L'intervention du père de Tony Stark travaillant pour le gouvernement américain est également un premier pas vers "the avengers" sans oublier la fin du film qui ne peut être plus explicite.
Bien que sans surprises, Captain America : The first avenger est un film agréable à regarder pendant lequel il fait bon de passer deux heures. Mais il est quasiment indispensable lorsqu'on se projette dans l'optique du crossover "The Avengers" pour éviter de voir ce personnage bombardé d'on ne sait trop où à notre époque. Il s'agit d'un film d'introduction d'un personnage clé de l'univers Marvel qui devrait s'affirmer dans ses prochaines apparitions cinématographiques.
Petit détail : Si vous désirez voir le premier teaser de "The Avengers" attendez la fin complète du générique de fin!
[Film] Green Lantern
En attendant l'arrivée de Captain America de chez Marvel, c'est DC Comics qui nous présente l'un de ses super-héros phare avec Green Lantern. Même s'il est un peu méconnu du grand public, Hal Jordan (et ses successeurs) fait partie des héros les plus importants des comics DC. Membre des plus influents de la ligue de justice.
Donc il va s'agir ici de nous présenter Hal Jordan et les circonstances qui l'ont conduit à intégrer le corps des Green Lantern, une organisation galactique chargée d'y faire régner la justice et protéger les populations. Ce pilote de chasse n'a au final rien de bien exceptionnel, ce n'est ni une tête à claque comme un Spiderman, ni un héros à fort charisme comme Batman, le fait qu'il soit interpréter par Ryan reynolds n'ajoute rien à l'affaire. On a par moments l'impression d'avoir un clone de Ben Affleck en face.
Heureusement l'histoire est rythmée et on ne s'ennuit pas un moment, on évite de trop s'attarder sur les états d'âmes d'un héros connu pour en avoir que très peu. Il y a quelques moments très drôles où on se moque un peu de certains clichés des comics (le moment où le héros masqué doit emballer la fille par exemple). Cependant l'histoire ne revelle pas de grosses surprises et c'est finalement un scenario assez classique que nous suivront.
Les effets visuels sont sans reproches, que ce soit les effets spéciaux irréprochable ou le design des personnages et des différents lieux. Pourtant le projet était plus que risqué de ce côté tant les Green Lantern sont différents les uns des autres et les pouvoirs de l'anneau auraient pu tout faire basculer du côté cartoon. Mais finalement on arrive facilement à s'immerger dans l'univers.
C'est surtout un film introductif qui laisse entrevoir un excellent potentiel si on centre plus l'histoire d'un éventuelle suite sur le corps des Green Lantern et les conséquences de certaines décisions de ce premier opus. Et malgré ses faiblesses (personnages fades, intrigue classique) c'est avec le plaisir d'avoir passé un excellent moment mais aussi avec l'espoir d'assister à une suite des plus captivante que l'on quitte la salle de projection.
[Film] Super 8
Voir Amblin et Bad Robot au générique d'un seul et même film suffit vraiment à faire monter l'excitation avant de visionner un film forcément très attendu, les deux maisons de productions symbolisent l'union de Steven Spielberg et de J.J. Abrams.
On retrouve d'ailleurs des thèmes très chers aux deux réalisateurs, d'un côté une histoire tournant autour de la famille et des problèmes relationnels en son sein pour Spielberg, et de l'autre l'anti-manichéisme et le regard sur le surnaturel de J.J. Abrams. Pour simplifier, on pourrait résumer Super 8 en trois films : Rencontre du troisième type, E.T. et Cloverfield.
L'histoire commence sur un drame familial et se concentre sur un groupe d'enfant voulant réaliser un film amateur pour un concours de jeunes cinéastes (on se demande s'il n'y pas là un peu d'auto-biographie de la part de Spielberg, ceci n'est que pure spéculation mais cela sent quand même du vécu), mais lors du passage d'un train de l'armée pendant le tournage, ils assistent à un accident auquel ils vont réchapper de justesse.
Si les effets spéciaux sont plus que convaincants (cette scène du déraillement est tout simplement incroyable) le film se concentre avant tout sur ses personnages, avec leurs problèmes relationnels, les amitiés et premiers émois d'adolescents, du grand classique mais ça fonctionne à merveille. De plus les acteurs adultes ou enfants sont très bons et crédibles dans leurs rôles.
Le film joue sur un côté nostalgique des films qui ont bercé toute une génération justement avec rencontres du troisième type, E.T., les Dents de la Mer, les Goonies et autres productions "pop-corn movie" des années 80. Pourtant, grâce à la patte de J.J. Abrams et au traitement de l'histoire, cela semble vraiment moderne et permet une immersion complète des spectateurs. Toutefois cette nostalgie qui est l'une des forces du film en sera aussi sa principale faiblesse car il n'est plus possible que ce genre de film soit aussi universel que par le passé et c'est bien dommage car un grand nombre de personnes vont passer à côté de ce petit chef d'oeuvre créé de toutes pièces par deux cinéastes de génie.
[Film] The Prodigies
Film français d'animation 3D, the prodigies était particulièrement attendu au vu des teasers circulant sur le net depuis quelques mois. Après l'expérience particulièrement réussie de "Renaissance" malgré un manque de recettes évident (la sortie cinéma étant restée très confidentielle à l'époque), voir les français retenter de l'animation ambitieuse était forcément risqué. Mais là où "Renaissance" avait fait le choix d'une animation en noir et blanc (sans aucun dégradé de gris) et donc très inaccessible au grand public, The Prodigies a pris le parti d'une 3D colorée déjà plus en vogue.
On suit l'histoire de Jimbo, un jeune homme doté depouvoirs particuliers, il est en effet capable d'utiliser pleinement les capacités de son cerveau et n'a donc quasiment aucune limite. Véritable génie, il est recueilli par Killian, un riche entrepreneur qui va le protéger et lui apprendre à contrôler son pouvoir. Jimbo, alors adulte, recherche d'autres personnes dotés des mêmes capacités pour poursuivre l'oeuvre de son protecteur. Mais un soir, les cinq génies qu'il a recueilli se font agresser, ceux_ci vont alors chercher à se venger des êtres humains.
Il est à souligner qu'il s'agit d'une libre adaptation du roman "la nuit des enfants rois" de Bernard Lenteric. Cependant, il a été difficile pour ma part de ne pas y voir une similitude avec l'histoire des X-Men. On assiste donc à un scénario sans trop de surprises même si l'histoire est clairement plus adulte qu'on pourrait le croire. C'est donc un scénario plaisant mais quelque peu convenu auquel on assiste. De plus, les personnages, s'ils sont intéressants manquent tout de même d'un petit quelque chose pour que l'on s'y attache vraiment.
Au niveau de l'animation par contre, c'est une totale réussite. Pour moi, la plus belle 3D est celle qui reste discrète tout en offrant cette profondeur, qui n'est pas là pour que l'on se croit au futuroscope de Poitiers à essayer d'attrapper tout ce qu'on nous jette à l'écran. Et pour "The Prodigies", on est vraiment dans le film sans faire "oh le train va nous écraser" et à mon sens, c'est un vrai plaisir. Quand au design général, il nous rapproche de ce qui a pu être fait sur "A Scanner Darkly" avec Keanu Reeves. Cela peut surprendre le spectateur mais une fois encore, c'est très réussi.
"The Prodigies" permet au final de passer un très bon moment au cinéma. La qualité technique du métrage arrive à compenser un scénario intéressant mais pas totalement captivant, la faute à des personnages pas assez charismatiques sur lesquels on insiste plus sur leur capacités que leur personnalité. C'est le point qui empèche le film d'être un vrai coup de coeur pour moi.
[Film] Sound of noise
Film suèdois présenté au festival de Cannes 2010, il n'est pas usurpé d'affirmer que "Sound of Noise" est passé complètement inaperçu du grand public lors de sa sortie en salle, et on peut estimer qu'il en sera de même pour sa sortie en DVD.
On y suit l'enquêteur de police Amadeus Warnebring qui comme son prénom peut laisser le supposer, est né dans une famille de musiciens, son petit frère étant même un chef d'orchestre mondialement renommé. Petit bémol, Amadeus déteste la musique au plus haut point. Il va se retrouver à enquêter sur un groupe de percutionnistes déjantés qui ont en tête d'organiser un concert en se servant de la ville comme instrument, n'hésitant pas à séquestrer un patient dans un hôpital pour s'en servir comme instrument le temps d'un morceau ou de prendre en otage une banque pour y jouer une partie de leur "concert".
Le film joue donc sur plusieurs cartes, anti-conformisme, humour, musique conceptuelle, enquête policière... Et si le film est très plaisant à regarder c'est avant tout grâce aux musiciens loufoques qui offrent des moments mélodiques tout simplement géniaux, les scènes de concerts sont tout simplement grandioses. Elles sont à la fois comiques de part leur situation et superbe de part la musique offerte d'une très grande qualité. L'intérêt du film réside donc essentiellement dans ces scènes, et relègue malheureusement les personnages au second plan.
Ce qui est dommage car l'histoire de l'enquêteur Warnebring n'est pas si mal, considéré comme le vilain petit canard de sa famille mélomane. Il va trouver, grâce aux suspects qu'il poursuit, un moyen de se réconcilier et se rapprocher de ses proches et de leur passion. Il y a une petite incursion fantastique dans le film, qui sert avant tout de leitmotiv au héros principal dans son enquête.
Sound of Noise est vraiment une cure rafraichissante dans un cinéma qui suit parfois bien trop souvent les même chemins usés. Complètement déjanté et inventif, avec une grosse pincée d'anti-conformisme (la musique classique et son élitisme étant clairement montrée du doigt par ce film), ce film suèdois est une vraie petite pépite à découvrir.
En cadeau, vous pourrez même découvrir ci-dessous la bande annonce (profitez, ce n'est et ne sera pas une habitude de la maison ^^ ).
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SOUND OF NOISE : BANDE-ANNONCE VOST HD
[Film] Scott Pilgrim Vs The World
Sorti au cinéma fin 2010, "Scott Pilgrim Vs The World" avait beaucoup fait parler de lui grâce à des bandes annonces particulièrement efficaces. Malheureusement, des recettes décevantes aux USA ont plombé le film avant qu'il n'arrive en France, du coup les diffuseurs ont laché le projet et le film n'est sorti que dans quelques dizaines de salles dans toute la France. C'est donc à l'occasion de la sortie en DVD/Blu-ray
Comme vous le savez surement, ce film est l'adaptation de la BD canadienne éponyme (critiquée sur ce même blog un peu plus tôt). L'histoire est plutôt simple sur le papier puisque cela nous conte l'histoire du jeune Scott Pilgrim qui fait la rencontre de la charmante Ramona Flowers, mais cela va s'avérer être une histoire compliquée lorsqu'il apprendra devoir combattre les sept ex diaboliques de sa bien-aimée. Le projet pouvait s'avérer casse-gueule tant la BD est remplie de références geeks et doté d'un humour particulier. de plus l'histoire tournant beaucoup autour de la musique il fallait aussi trouver une bande-son qui accroche.
Sur tout les points, le film est une réussite, Michael Cera est un Scott Pilgrim plus vrai que nature, et Mary Elizabeth Winstead une Ramona Flowers plus que convaincante et charmante. les seconds rôles sont loin d'être en reste et tous habitent leur personnage avec brio. Il faut également saluer la réalisation particulièrement dynamique et très bien montée d'Edgar Wright, déjà coupable des très bons "Shaun of the Dead" et "Hot Fuzz".
La bande-son "rock" frole le parfait de son côté, chaque morceau est vraiment entrainant et colle bien à l'idée de ce qu'on pouvait se faire de "Sex Bomb-Omb", le groupe auquel appartient notre héros. C'est donc avec plaisir que nous suivrons les aventures amoureuses et tumultueuses de Scott durant les deux heures du film.
En tout cas, si vous aimez la bande-dessinée, foncez voir ce film. Pour ceux qui ne la connaissent pas, foncez voir le film et découvrir la Bande-dessinée!
[Film] Sucker Punch
Zack Snyder a des mains en or paraît-il, tout projet qu'il réalise génère des millions de dollars de bénéfices, si bien que les studios lui laisse plus facilement les coudées franches lorsqu'il souhaite réaliser une oeuvre originale. Connaissant la qualité de métrages comme "300" ou "Watchmen", on se doute que "Sucker Punch" sera d'une irréprochabilité graphique tout au moins.
Après visionnage, le film est en effet irréprochable d'un point de vue graphique, c'est beau, c'est très bien filmé (encore que certains plans nous rapellent directement d'autres films de Snyder...), les scènes d'actions sont spectaculaires... bref, rien à redire, Snyder maîtrise totalement son sujet de technicien.
Pour ce qui est du reste, c'est un peu confus. "Sucker Punch" raconte l'histoire d'une jeune fille qui tente d'échapper à un beau-père meurtrier et qui va se retrouver dans une institution spécialisée pour jeunes filles à caractère un peu instable. A partir de là, pour ne pas sombrer face au quotidien, elle s'imagine une autre réalité où au lieu d'être prisonnière d'un asile, elle se retrouve prisonnière d'un "cabaret" où les jeunes filles sont moins dépravées mais doivent "satisfaire" des clients.
Dans cet univers imaginaire, l'héroïne devient "Babydoll" qui lorsqu'elle danse submerge totalement son public pendant qu'elle s'imagine à nouveau d'autres réalités dans lesquelles elle devient une fille forte découpant du samouraï, de l'Orc, du Dragon, du soldat Allemand reconstitué, des robots...
Et grâce à cet avantage considérable, elle monte un plan pour s'échapper du cabaret et ainsi de l'asile...
Vous n'avez pas tout compris? C'est normal! Et c'est bien le gros problème du film, l'histoire est plus que confuse, voire totalement incohérente. on a vraiment l'impression que Snyder a mis le maximum de ce qu'il souhaitait mettre dans le film et ce détriment du film lui même. A vouloir trop en montrer, il perd totalement son spectateur qui ne se réveille que durant quelques scènes d'actions.
Au final, on pourra dire que "Sucker Punch" est un beau bordel, avec de jolies filles et de gros flingues. Mais on aurait aimé avoir une histoire mieux construite et des personnages plus travaillés car mis à part la beauté graphique du film, on reste clairement sur notre faim et on ne peut s'empècher d'être déçu.
[Film] Rango
Film d'animation de Gore Verbinski (Pirates des caraïbes, le cercle...) avec la voix de Johny Deep, Rango avait de quoi susciter la curiosité surtout avec sa première bande annonce avec un humour décalé. On pouvait même se demander si ce film trouverait son public.
On va suivre les péripéties d'un lézard, qui, parachuté dans le désert va, de part ses mensonges et un peu de chance, se retrouver shérif d'une petite ville en pleine crise économique. En effet, tout se paie en eau là bas, denrée forcément rare, tellement rare que même les coffres de la banque sont à sec à l'arrivée de notre héros.
le lézard devient donc très vite le dernier espoir de toute la ville et retrouve à devoir assurer son rôle de shérif, rôle qui lui convient pas si mal au final, arrivant à rassurer la population et l'entrainant dans des aventures périlleuses. Mais il n'oublie pas sa mission qui est de retrouver l'eau pour sauver son nouveau foyer.
Le fait de retrouver le duo de la trilogie de pirates des caraïbes fait qu'on y retrouve quelques similitudes avec Rango, notamment du point de vue humoristique et comportementale de son héros, mais cela ne gâche en rien le film et on se prend au jeu notamment lors de quelques scènes très spectaculaires.
Il faut également mentionner l'excellente musique du film, qui, même si elle utilise souvent des morceaux plus que connus est très efficace. La musique est même mise en scène de part le quartet de rapaces nocturnes aux accents mexicains qui ajoute encore un peu plus d'originalité dans cet hommage aux western spaghetti qui ne manque certainement pas de piquant.
[Film] L'assaut
L'assaut est l'adaptation au cinéma d'un roman "témoignage" relatant la prise d'otage d'un airbus de la compagnie aérienne d'Air France à Alger. Cette prise d'otage est surtout connue pour l'intervention du GIGN à Marignane sans subir la moindre perte civile.
La bande annonce du métrage promettait énormément, si on ne doutait pas que le film serait fidèle aux faits, le film paraissait nerveux, ce qui est relativement rare pour une production française. Il fallait juste é)viter de ressembler de trop à un documentaire, chose qui est plutôt bien réussie par le film.
La mise en place de l'évènement est particulièrement bien réussie, c'est même tout le film qui est une réussite jusqu'à ce qu'arrive le moment de filmer l'assaut en lui même, et c'est là que ça dérape sérieusement. Ne sachant s'il doit privilégier la nervosité d'un assaut militaire ou alors montrer cela sous la tension de l'attente des proches des policiers, le réalisateur se perd totalement et ne parvient à rater totalement le sujet principal du film (c'est même le titre du film!).
la grosse scène du film commence avec un ralenti totalement hors sujet, dès le début de l'attaque le réalisateur arrive à nous lâcher, chose qu'il s'évertue encore plus à faire en navigant entre les images d'archives de TF1 et les scènes filmées pour le film.
Pourquoi???? Pour nous rappeler qu'il s'agit de faits réels? Mais on le sait!!!!
Il est dommage d'avoir rater totalement la fin de ce film qui aurait pu (et du) devenir une référence du film d'action français aux côtés de "nids de guêpes" de Florent Emilio Siri, qui lui, n'aurait certainement pas gâcher le film en bâclant totalement l'assaut...
[Film] World Invasion : Battle Los Angeles
Quand ID4 rencontre Black Hawk Down.
Les films d'invasion extra-terrestres continuent de fournir de bons métrages malgré le peu d'originalité de leur scénario respectifs. Là où District 9 ne donnait que sa pleine mesure dans le dernier quart d'heure de film et où "Skyline" gâchait tout le film sur les dernières minutes, "World Invasion : Battle for LA" joue la carte de l'action dès le départ.
Et ça marche! D'entrée on se retrouve plongé dans l'action, on oublie ENFIN tout les messages philosophiques (même s'ils étaient très bien distillés dans Disctric 9) et on se concentre sur ce qui se passerait réellement en cas d'invasion alien : la guerre.
On va suivre une section de Marines qui se retrouve en première ligne, le film est nerveux, les acteurs tiennent bien leur rôle de trouffion qui essaient de serrer les coudes et de s'en sortir et même les quelques civils s'efforcent de ne pas être des boulets (un grand merci de ne pas avoir donné trop d'importances aux enfants!!!)
Les deux premiers tiers sont vraiment centrés sur cette section de soldats qui déambulent dans les rues de Los Angeles enchaînant déconvenue sur déconvenue avec un nombre d'unité s'éclaircissant au fur et à mesure et ce sans laisser le temps de souffler aussi bien aux militaires qu'aux spectateurs.
Les aliens sont dévoilés assez tardivement et reste très souvent que de vagues silhouettes et même lorsqu'on en aperçoit un en gros plan, difficile de les décrire, en tout cas, leur concept est intéressant même si cela n'est pas détaillé (ce qui est plus que pertinent dans le métrage)
Seule la fin du film baisse un peu d'intensité et surtout on sait très bien ce qui va se passer, le final fait un peu penser à celui d'ID4" (le voyage spatial en moins) mais ça passe bien, en tout cas bien mieux que la fin de "Skyline"
Au final, un excellent spectacle divertissant et on n'en demandait pas plus.











