15 août 2012

[Cinéma] Total recall : mémoires programmées

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En 1990, le public découvrait l'une des premières adaptations de nouvelles de l'écrivain culte Philip K.Dick, adaptation très libre avec Arnold Schwarzeneger dans le rôle principal et une partie de l'action se déroulant sur la planète Mars. Personnellement j'en garde un souvenir un peu amer entre la démonstration de muscles de Schwarzie et une fantaisie malvenue dans l'univers de l'auteur.

Et voici qu'arrive le remake du film, ou plutôt je dirai une nouvelle adaptation de la nouvelle "Souvenirs à vendre", exit la planète Mars et ses mutants ainsi que le ton décalé du film de Paul Verhoeven. Cependant, la difficulté d'un remake résidant surtout dans le fait que le spectateur, s'il a vu la première version, sera difficile à surprendre, Len Wiseman joue la carte de l'action et plonge très rapidement son public dans l'intrigue.L'histoire se déroule donc dans le futur où suite à une guerre mondiale chimique, la Terre ne connaît plus que deux territoires habitables, l'Union Fédérale Britannique et la colonie à l'autre bout du globe. les habitants de la colonie, constituée essentiellement de la classe populaire, viennent travailler chaque jour dans le Royaume via "la chute", un ascenseur qui traverse la planète. On suit donc Douglas Quaid un ouvrier qui se languit de sa routine quotidienne. Il va donc chercher les services d'une société qui propose de constituer des souvenirs synthétiques dans le cerveau de ses clients , Recall. Cependant, les souvenirs que la sociétés va lui implanter vont entrer en conflit avec sa mémoire actuelle, présentant des similitudes à la grande surprise de Quaid ne se souvenant de rien. Sa vie va basculer très vite puisqu'une unité de police arrive l'interpeler en vain, puisqu'elle succombera aux talents nouvellement ressurgis du héros. 

On retrouve très vite l'univers de Philip K;Dick et les thématiques qui lui sont chères, le fait de jouer avec la mémoire de ses héros étant une habitude chez lui (Substance Mort, Paycheck...). De plus, le film nous offre de très jolis panoramas futuristes qui ne sont pas sans rappeler ceux de Steven Spielberg pour Minority Report (dans lequel jouait Colin Farell également). Au niveau des acteurs, tous s'en sortent très bien, les trois principaux protagonistes joués par Colin Farell, Kate Beckinsale et Jessica Biel sont bien traités et parviennent à délivre de très bonnes scènes. Celle où se retrouvant encerclé, Douglas Quaid se voit persuadé que ce qu'il est en train de vivre ne se passe que dans sa mémoire est vraiment intéressante et on ignore son dénouement.

Cependant, on peut regretter que ce Total Recall : Mémoires Programmées a des allures d'un mélange entre La Mémoire Dans La Peau et Minority Report, on ne peut s'empécher de penser que Douglas Quaid ressemble quand même fortement à Jason Bourne que ce soit dans le comportement et les aptitudes. De plus, l'action et les courses poursuites prennent souvent le pas sur l'intrigue. Si cela permet d'offrir un rythme soutenu, on a l'impression que l'intrigue et le développement des personnages sont parfois laissés de côté.

Malgré cela, ce remake de Total Recall s'avère être un bon film, moins intrigant que d'autres adaptations de Philip K.Dick (A scanner Darkly, 2009 : Losts Memories, Minority Report) mais permet de passer un très bon moment au cinéma.


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